Aupair #1 : Conférence sur l’art thérapie

Bonjour les colibris !

 

Aujourd’hui je vais vous parler d’une conférence à laquelle j’ai été :

 

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous devez savoir que je suis actuellement à Elche, en Espagne. En effet, je m’occupe d’une petite Juliette, qui va sur ses 4 ans. Je vis sous le même toit qu’elle et profite ainsi de la pédagogie montessori que ses parents exercent avec elle. Ils ont la chance d’avoir au pied de la maison, une école publique… montessori ! Où va donc Juliette.

Lors de mon séjour aupair qui va durer 6 mois, je voulais profiter de mon temps libre pour faire du bénévolat. Pour bien évidemment me rendre utile (ce qui est tout de même le but premier) mais aussi pour rencontrer les habitants et ainsi approfondir ma connaissance de la langue et de la culture d’ici (ce qui fait partie des objectifs de ce volontariat). Et vous savez quoi ? L’école de Juliette fonctionne entre autre avec des bénévoles ! Je me suis alors lancée dans l’aventure. La semaine dernière, j’ai fait mes premiers jours et j’ai d’ores et déjà pu bénéficier de 2 conférences professionnalisantes à l’université. Elles sont destinées aux professeurs, aux parents et aux bénévoles. Le but étant d’approfondir ses connaissances sur la pédagogie afin de s’améliorer et de l’exercer au mieux au quotidien.

 

Aujourd’hui, je vais donc vous parler de la première conférence à laquelle j’ai été. Qui m’a, je dois dire, plutôt touchée.

Elle était animée par une étonnante jeune femme nommée Loly, qui exerce en activité périscolaire à l’école de « l’art thérapie ». Il s’agissait ici, de nous développer ses méthodes de travail.

 

Je vous livre alors ce que j’en ai retenu.

Dans de nombreux cours d’art plastique destinés aux enfants, un modèle est choisi. Le but étant de le reproduire au mieux durant l’heure.

Nous avons eu le droit à une mise en scène avec des enfants nous montrant comment un tel cours se déroule.

Résultat : Des enfants attristés de ne pas réussir à reproduire le modèle comme ils le souhaiteraient, des enfants frustrés d’avoir de la peinture entre les mains sans pouvoir créer ce qu’ils souhaiteraient et de la compétition entre eux, soulignée par le professeur « Regardez comment Joseph a fait, c’est exactement ça que je vous demande. ». On a donc du stress de la part des élèves ET du stress de la part du professeur qui est en position d’autorité « il faut faire ça », « comme ça », « non ça ce n’est pas correct »… Il est  angoissé par le stress des élèves qu’il doit gérer en plus du sien ! Bref, un moment bien anxiogène.

 

Et si on faisait autrement ? Une deuxième mise en scène nous ai jouée afin que l’on voit comment se passe un cours avec la méthodologie qu’utilise Loly.
Les enfants choisissent le format qu’ils veulent employer (paysage ou portrait) car évidemment cette fois-ci aucun modèle n’est choisi. Ils ont à leur disposition une immense palette de peinture à partager tous ensemble avec un large choix de couleurs, et plein de pinceaux différents. La consigne ? Faites ce qui vous fait envie. Ils n’ont aucune obligation de résultat.

Cette fois-ci le résultat et bien différent ! Les enfants se sentent libres de laisser place à leur créativité. Ils peuvent être fiers de ce qu’ils ont produit car ça leur plaît. Ils s’amusent en créant. Tout cela offre une atmosphère bien plus agréable. L’adulte perd le statut d’autorité qu’il remplace par le statut d’accompagnant « Dites moi si vous avez besoin de quoi que ce soit », « Est-ce que tout va bien ? »…

 

Loly nous a choisi 2 phrases qui ont eu un grand raisonnement en moi : « On remplace l’éducation artistique par l’éducation créative. » & « Sans liberté il n’existe pas de créativité. ». Pour moi, ces deux phrases résument tout ce que je vous ai développé ici.

 

Les valeurs que l’on transmet aux enfants sont celles que je vous ai mises en gras.
Dans un cours classique, on forme nos enfants à la compétitivité, au stress, à répondre à l’autorité. Des choses bien représentatives de notre société actuelle en soi.

Dans un cours d’art thérapie on offre à nos enfants : de l’auto-estime, de la créativité, de l’auto-satisfaction, du partage et surtout (c’est le plus important) du plaisir et de la liberté.

 

Il y a un autre point que je n’ai pas encore évoqué. Ces cours se déroulent avec des enfants de tous âge. Tous mélangés. Cela rend plus difficile la comparaison avec les autres et donc l’auto-jugement.

Elle essaye également  d’apprendre aux enfants à ne pas penser en peignant. Un exercice qui a l’air bien difficile en soi mais qui offre au final facilement, un résultat non négligeable : ils peignent instinctivement. Ils s’enlèvent totalement de la tête « J’aimerai faire un chat formé comme ça, avec tels couleurs et ça, ça et ça. » car la déception sera sinon, forcément au rendez-vous.

 

« Mais où est la notion de thérapie dans tout ça ? » vous allez me dire. Question que je me suis moi-même posée. Car ce cours n’est-il pas simplement un cours plus « éthique » ? Et bien non. Ça va au-delà de ça encore. L’objectif final est en réalité, de se reconnecter avec ses émotions.

 

Finalement, c’est ma perception de l’art sous toutes ses formes. Ce que j’aime, c’est ressentir les émotions de l’artiste à travers son oeuvre. Et c’est d’ailleurs la démarche que j’essaye d’employer pour mes propres peintures et photographies.

J’avais à ce propos, rédigé un texte de présentation pour mon vernissage, en novembre dernier. On a d’ailleurs bien ri avec mon ami qui présentait également ses peintures. Il avait écrit exactement la même chose que moi ! Avec d’autres mots évidemment, mais l’idée était la même. Parce qu’on a  une perception de l’art plutôt similaire.

 

 

C’est un peu petit et flou alors je vous le retranscrit :

« Je ne me rappelle pas du jour où j’ai commencé à peindre des toiles abstraites, cela a toujours fait partie intégrante de ma vie.

Je ne nomme pas mes toiles, afin de laisser l’œil observer ce que son imaginaire murmure. Cela se rapproche de la démarche que j’adopte lorsque je peins, puisque je laisse mon imagination et mes émotions guider mon pinceau.

Je souhaite jouer le rôle d’un colibri, telle la célèbre légende amérindienne le conte. Ma goûte d’eau, c’est l’émotion que j’offre aux gens. »

 

Et je vais vous laisser sur cette dernière phrase qui est l’esprit du blog et qui conclue parfaitement cet article.

 

A bientôt les colibris !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *